Une dose d’humour

Ah ! l’humour, cette arme à double tranchant. Indispensable dans la plupart des situations (par exemple, le sondage urinaire chez un homme me demande souvent d’avoir une dose d’humour bien solide), il est parfois utilisé aussi pour faire mal ou mettre mal à l’aise… Plus

De l’autre côté

de l'autre côté

Une longue période de silence… Ce n’est pas que je n’aie plus rien à vous raconter. Simplement, ces derniers mois, j’ai passé pas mal de temps à l’hôpital – mais cette fois, du côté patient. Il paraît que vivre cette expérience fait de nous un meilleur soignant. J’ai toujours pensé que j’avais beaucoup d’empathie et de respect pour mes patients mais, en effet, ce fut édifiant sur bien des points ! Vivre l’hôpital depuis le lit, plutôt que derrière le chariot de soins, m’a fait reconsidérer certains aspects de mon métier que je croyais connaître. suite

Biohazard

Aux patients qui, régulièrement, s’inquiètent de savoir si avec mon métier, je ne suis pas tout le temps malade par contagion, je réponds généralement en riant que même les microbes ont peur des infirmières ; et que moi, je n’ai pas peur des microbes. La réalité est, bien sûr, un peu différente mais j’ai quand même bien peu de raisons d’être inquiète – et pour cause… suite

Ne juge pas

S’il ne devait y en avoir qu’un – un seul principe, une seule valeur clef, un seul commandement pour comprendre l’essence de la profession d’infirmière, pour moi ce serait celui-ci : ne profère pas de jugement de valeur. Quand on fait ses premiers pas à l’hôpital, on est plein de certitudes. Le Bien. Le Mal. Ce qui se fait, ne se fait pas. La « bonne » façon de mener sa vie. Et puis on découvre ; on déchire l’écran que les médias tissent pour nous, où l’on nous projette l’image du cancéreux, du mourant, du séropositif, du bon ou mauvais parent, du vieux, de l’alcoolique… Et on réalise qu’il n’existe pas une façon de mener sa vie mais une multitude, et qu’au fond, on est bien petit et insignifiant pour trier les bons et les mauvais comportements, les gentils et les méchants. suite

Le jour où ça ne m’a plus rien fait

Angélina, ma petite puce. J’avais besoin de te parler, de revenir sur ce qu’il s’est passé entre nous. Ce qu’il ne s’est pas passé, en fait. Cet après-midi-là tu t’es envolée, petit ange, au bout de 24 minutes de vie. 24 minutes, c’est tout ce que tu as eu sur cette Terre, et moi, ça ne m’a rien fait. Je le savais, que ce jour viendrait… Ça n’était très certainement pas contre toi, Angelina ; mais tu étais la quatrième en une semaine et mon coeur était trop fatigué. Parce que dans le service où je suis, ce n’est plus possible de pleurer à chaque fois. Et que 24 minutes, c’est court pour s’attacher à quelqu’un. suite

Placebo

Cet article a été rédigé à la demande de Medscape.fr, site d’actualités médicales s’adressant aux professionnels. Je vous conseille cette lecture pour approfondir le sujet. N’hésitez pas à leur rendre une petite visite !

Ah ! Les médicaments génériques… On pourrait les croire entrés dans les moeurs ; il suffit de passer la porte d’un service pour se convaincre du contraire ! En réalité, beaucoup de gens ont un rapport quasiment affectif avec leurs médicaments. Combien ai-je eu de patients chroniques attachés à une « vieille » spécialité, qui refusent le nouveau traitement pourtant bien plus performant ? Qui persistent à prendre un médicament non remboursé et non efficace ? C’est aussi, souvent, le reflet de la confiance qu’ils accordent à leur médecin. suite

Une histoire d’allaitement

J’ai écrit cet article pour le site Je suis une Seinte, qui l’a mis en ligne le 15 mai 2012. Un grand merci à leur équipe pour cette publication, ainsi qu’à Pezito pour le dessin qui illustre mon texte. N’hésitez pas à leur rendre visite !

Avant toute chose, il me faut poser le décor : un service de néonatologie, endroit pénible s’il en est pour une jeune maman. Mon (très) jeune patient est né trop tôt, trop petit. Il a subi beaucoup de soins, parfois douloureux ; on a craint pour sa vie et parfois, c’est une perfusion qui l’a alimenté. Inutile de dire que dans un cas comme celui-là, l’allaitement maternel peut vite passer au second plan… Et pourtant, il est primordial ! Comme nous l’avions expliqué à sa maman, un si petit bébé ne se nourrit que de lait maternel, son corps ne supportera rien d’autre. Il en va, encore une fois, de sa vie. C’est si capital qu’en cas de refus ou d’impossibilité de la part des mamans, nous leur donnons le lait dont d’autres femmes généreuses approvisionnent le lactarium. suite

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