Elen síla lúmenn’ omentielvo

langue Quenya

Trois heures du matin. Il est trois heures du matin et Roxane, âgée de deux jours, ne veut toujours pas dormir ! Dans son lit, dans les bras, contre Papa : elle pleure, pleure, pleure. Et Maman, qui a eu un accouchement difficile puis deux jours de visites à la chaîne, est épuisée et pleure, pleure, pleure. Plus

Rester sa maman

Si rose, si beau, si… parfait ! C’était un magnifique bébé, éclatant de santé, qu’avait mis au monde depuis quelques heures la jeune mère la plus angoissée que j’aie vue de ma vie. Il faut dire qu’elle avait des raisons de l’être : quelques années plus tôt, elle avait donné naissance à une petite fille qui ressemblait beaucoup à ce bébé. Si belle. Si parfaite. Et pourtant mourante, d’une pathologie très rare, fatale à court terme… Elle n’avait été aux côtés de ses parents qu’un an à peine. suite

Le jour où ça ne m’a plus rien fait

Angélina, ma petite puce. J’avais besoin de te parler, de revenir sur ce qu’il s’est passé entre nous. Ce qu’il ne s’est pas passé, en fait. Cet après-midi-là tu t’es envolée, petit ange, au bout de 24 minutes de vie. 24 minutes, c’est tout ce que tu as eu sur cette Terre, et moi, ça ne m’a rien fait. Je le savais, que ce jour viendrait… Ça n’était très certainement pas contre toi, Angelina ; mais tu étais la quatrième en une semaine et mon coeur était trop fatigué. Parce que dans le service où je suis, ce n’est plus possible de pleurer à chaque fois. Et que 24 minutes, c’est court pour s’attacher à quelqu’un. suite

Une histoire d’accouchement

En général, les premiers stages des études d’infirmière se font dans des lieux de vie, le plus souvent des maisons de retraite ; les premiers stages hospitaliers viennent ensuite.

Pour mes premiers pas à l’hôpital, j’ai eu la chance de réaliser un rêve et de travailler en maternité. Ainsi, avant d’être confrontée à la mort, j’ai pu assister au début de la vie. J’ai participé à l’accompagnement des grossesses ; grâce à la sage-femme extraordinaire qui m’encadrait, j’ai beaucoup appris (notamment sur l’allaitement maternel, mais ça je vous en parlerai une autre fois). J’ai accueilli un nouveau-né dans mes bras et l’ai apporté à sa maman, pour qu’elle le voie pour la première fois ! J’ai eu souvent les yeux mouillés… suite

Une histoire d’ictère

Encore une brève où je passe pour une quiche. Des comme ça, j’en ai plein… Ça devrait peut être m’inquiéter, d’ailleurs…

En maternité, il n’y a pas beaucoup de soins systématiques et ce, pour une bonne raison : les bébés qui s’y trouvent sont en bonne santé. Mais les risques sont présents et le coeur du travail, c’est la surveillance, l’observation fine, l’examen clinique des nouveaux-nés pour dépister le moindre souci. C’est presque une course contre la montre car pour une raison économique (qui, pour le coup, me dépasse complètement), le but est de réduire au maximum le temps de séjour des jeunes mamans. On a donc trois jours pour renvoyer à la maison une maman en bonne santé, un bébé en pleine forme, et un allaitement qui roule. suite

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