Elen síla lúmenn’ omentielvo

langue Quenya

Trois heures du matin. Il est trois heures du matin et Roxane, âgée de deux jours, ne veut toujours pas dormir ! Dans son lit, dans les bras, contre Papa : elle pleure, pleure, pleure. Et Maman, qui a eu un accouchement difficile puis deux jours de visites à la chaîne, est épuisée et pleure, pleure, pleure. Plus

Quand la nulle y pare

Enfin !

« Vous avez des enfants ? »… Si chaque personne qui m’a posé cette question avait fait don d’un kilo de riz à une association, on aurait réglé le problème de la faim dans le monde. C’est souvent dit avec gentillesse, parfois avec reconnaissance – parfois aussi, craché comme une insulte : « Vous ne pouvez pas comprendre, vous n’avez pas d’enfant. » Plus

Parce que ça suffit

Je n’aime pas faire de politique. Je pense que cet espace n’est pas le lieu approprié, et les lois sur la santé ou le budget défilent sans que jamais je ne me sente la légitimité de vous imposer mon opinion. Et puis, il y a des fois où le monceau d’énormités qu’on peut lire et entendre me fait suffisamment monter la moutarde au nez… Plus

Rester sa maman

Si rose, si beau, si… parfait ! C’était un magnifique bébé, éclatant de santé, qu’avait mis au monde depuis quelques heures la jeune mère la plus angoissée que j’aie vue de ma vie. Il faut dire qu’elle avait des raisons de l’être : quelques années plus tôt, elle avait donné naissance à une petite fille qui ressemblait beaucoup à ce bébé. Si belle. Si parfaite. Et pourtant mourante, d’une pathologie très rare, fatale à court terme… Elle n’avait été aux côtés de ses parents qu’un an à peine. suite

Spéléologie

On le lui avait bien dit, que ça n’était pas raisonnable ! C’était une gorge bien trop étroite pour en tenter la descente ; surtout comme ça, quasiment nu et sans matériel. Ceci dit, il a eu pas mal de temps pour réfléchir aux conséquences de son acte… une fois coincé dans le noir pendant plusieurs heures, sans aucune possibilité d’aller plus bas, sans aucune solution pour faire demi-tour. suite

Le jour où ça ne m’a plus rien fait

Angélina, ma petite puce. J’avais besoin de te parler, de revenir sur ce qu’il s’est passé entre nous. Ce qu’il ne s’est pas passé, en fait. Cet après-midi-là tu t’es envolée, petit ange, au bout de 24 minutes de vie. 24 minutes, c’est tout ce que tu as eu sur cette Terre, et moi, ça ne m’a rien fait. Je le savais, que ce jour viendrait… Ça n’était très certainement pas contre toi, Angelina ; mais tu étais la quatrième en une semaine et mon coeur était trop fatigué. Parce que dans le service où je suis, ce n’est plus possible de pleurer à chaque fois. Et que 24 minutes, c’est court pour s’attacher à quelqu’un. suite

Une histoire d’allaitement

J’ai écrit cet article pour le site Je suis une Seinte, qui l’a mis en ligne le 15 mai 2012. Un grand merci à leur équipe pour cette publication, ainsi qu’à Pezito pour le dessin qui illustre mon texte. N’hésitez pas à leur rendre visite !

Avant toute chose, il me faut poser le décor : un service de néonatologie, endroit pénible s’il en est pour une jeune maman. Mon (très) jeune patient est né trop tôt, trop petit. Il a subi beaucoup de soins, parfois douloureux ; on a craint pour sa vie et parfois, c’est une perfusion qui l’a alimenté. Inutile de dire que dans un cas comme celui-là, l’allaitement maternel peut vite passer au second plan… Et pourtant, il est primordial ! Comme nous l’avions expliqué à sa maman, un si petit bébé ne se nourrit que de lait maternel, son corps ne supportera rien d’autre. Il en va, encore une fois, de sa vie. C’est si capital qu’en cas de refus ou d’impossibilité de la part des mamans, nous leur donnons le lait dont d’autres femmes généreuses approvisionnent le lactarium. suite

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